DROME
Ici quand je parle de sculpture, je parle d’un objet dont la forme se définit par sa fonction physique que j’appelle: outil.
Ici l’outil est une machine simple, fabriqué ou rapporté, suivant un besoin, de manière à pouvoir être utilisé commodément et efficacement pour accomplir un certains genre d’action nécessaire à mes performances.
L’outil peut être aussi objet-Totem et faire «signe».
Le totem en tant qu’image représentant une société ou une partie de celle-ci.
La performance, ici, rejoue cette société, dans l’exagération, via des rites de construction et des gestes pulsionnels.
En détournant des objets triviaux de leur fonction première, et en leur en attribuant une nouvelle, je tente de re-jouer
la société et de définir, dans un espace de monstration, un système non-productif au sens étatique du terme, une
dépense d’énergie à perte tel que Georges Bataille à pu la définir (1).
L’espace performatif est de l’ordre d’une base de lancement: Drome (du grec Dromos: course) , où le corps est un
flux d’énergie la parcourant, un point mobile de forte densité énergétique assurant la mise en tension de volumes
divers et la «mise en marche» de ces outils comme extension du corps.
Mais le corps également en tant que Figure, celle de l’artiste, Figure universelle et sociale.
(1) LA NOTION DE DÉPENSE
LA PART MAUDITE